L’Assistant IA Expert spécialisé en rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du CDI encadré par la loi, qui repose sur l’accord des deux parties et garantit au salarié une indemnité spécifique ainsi que le droit aux allocations chômage.

L’Assistant IA Expert vous aide à comprendre la procédure, les délais de rétractation et d’homologation, le calcul de l’indemnité, et vos droits en cas de refus ou de pression de l’employeur, etc.

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Les questions fréquemment posées à l’Assistant IA Expert

La rupture conventionnelle se distingue des deux autres modes de rupture du CDI par son origine : elle résulte d’un accord mutuel entre l’employeur et le salarié, alors que la démission et le licenciement sont des décisions unilatérales.

  • Rupture conventionnelle : initiative partagée, homologuée par l’administration, ouvrant droit à une indemnité spécifique et à l’allocation chômage ;
  • Démission : décision du salarié seul, sans cause à justifier, sans indemnité de rupture ni, en principe, droit au chômage ;
  • Licenciement : décision de l’employeur, qui doit reposer sur une cause réelle et sérieuse, avec indemnité légale ou conventionnelle et droit au chômage.

La rupture conventionnelle est souvent choisie comme solution intermédiaire lorsque les deux parties souhaitent se séparer sans passer par une démission (pénalisante pour le salarié) ni un licenciement (procédure plus lourde et risquée pour l’employeur).
Base légale : article L1237-11 du Code du travail

La rupture conventionnelle se déroule en trois grandes étapes :

  • Un ou plusieurs entretiens : l’employeur et le salarié négocient les conditions de la rupture (date, indemnité) ; le salarié peut se faire assister par un collègue ou, en l’absence de représentants du personnel, par un conseiller extérieur ;
  • Signature de la convention : formalisée sur le formulaire Cerfa n°14598 (ou via le service en ligne TéléRC), remis en un exemplaire à chacune des parties ;
  • Demande d’homologation : après le délai de rétractation, l’une des parties transmet la convention à la DDETSPP, qui dispose de 15 jours ouvrables pour valider ou refuser.

Sans homologation, la rupture conventionnelle est nulle et le contrat de travail se poursuit normalement.
Base légale : article L1237-12 du Code du travail

Une rupture conventionnelle suit un calendrier précis, avec deux délais légaux à respecter :

  • Délai de rétractation : 15 jours calendaires à compter du lendemain de la signature de la convention, pendant lesquels chaque partie peut changer d’avis sans justification ;
  • Délai d’homologation : à l’issue de la rétractation, la DDETSPP dispose de 15 jours ouvrables pour homologuer ou refuser la convention ; l’absence de réponse dans ce délai vaut homologation tacite.

La date de rupture effective du contrat ne peut donc pas intervenir avant le lendemain du jour de l’homologation — soit, en pratique, 4 à 5 semaines après le premier entretien.
Base légale : articles L1237-13 et L1237-14 du Code du travail

Oui. L’employeur et le salarié disposent chacun d’un délai de 15 jours calendaires après la signature pour se rétracter, sans avoir à justifier leur décision.

  • Le délai court à compter du lendemain de la signature de la convention ;
  • Il s’exprime en jours calendaires : s’il expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant ;
  • La rétractation se fait par lettre — recommandée de préférence, pour disposer d’une preuve de la date — adressée à l’autre partie.

Si aucune des parties ne se rétracte, la demande d’homologation peut être déposée dès le lendemain de l’expiration de ce délai.
Base légale : article L1237-13 du Code du travail

Oui. L’employeur n’est pas tenu d’accepter une demande de rupture conventionnelle et peut la refuser sans avoir à se justifier.

  • Le silence de l’employeur ne vaut ni acceptation ni refus : le contrat de travail se poursuit normalement ;
  • Le salarié ne peut pas contraindre l’employeur à signer une convention, sauf clause contractuelle contraire, très rare en pratique ;
  • En cas de refus, le salarié conserve la possibilité de démissionner, de renégocier, ou d’envisager d’autres voies si un motif de licenciement existe.

À l’inverse, un employeur ne peut pas non plus imposer une rupture conventionnelle à un salarié qui la refuse.
Base légale : article L1237-11 du Code du travail

Non. La rupture conventionnelle repose sur un consentement libre et éclairé des deux parties : l’employeur ne peut ni l’imposer, ni exercer de pression pour l’obtenir.

  • Une rupture obtenue sous la menace, le harcèlement ou une pression caractérisée constitue un vice du consentement ;
  • Le salarié peut alors demander l’annulation de la convention devant le conseil de prud’hommes, dans un délai de 12 mois suivant l’homologation ;
  • Si l’annulation est prononcée, la rupture produit les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, avec les indemnités correspondantes.

Comme pour le refus de l’employeur, le salarié n’est jamais obligé d’accepter une rupture conventionnelle qu’il ne souhaite pas.
Base légale : article L1237-11 du Code du travail

Oui, dans la plupart des cas. Ni un arrêt maladie ni un congé maternité n’empêchent, en eux-mêmes, la conclusion d’une rupture conventionnelle.

  • Arrêt maladie, y compris pour accident du travail ou maladie professionnelle : la rupture conventionnelle reste possible, à condition que le consentement du salarié soit libre et éclairé ;
  • Congé maternité : elle est également valable pendant le congé et durant les 4 semaines suivant son terme, période normalement protégée contre le licenciement ;
  • Dans les deux cas, la convention peut être annulée en cas de fraude ou de vice du consentement — par exemple si l’employeur profite de la vulnérabilité du salarié pour obtenir son accord.

Il est recommandé au salarié de vérifier, avant de signer, l’impact de la rupture sur ses indemnités journalières et sur ses droits à l’allocation chômage.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr

La rupture conventionnelle donne droit à une indemnité spécifique, dont le montant ne peut être inférieur à l’indemnité légale de licenciement :

  • 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans ;
  • 1/3 de mois de salaire par année au-delà de 10 ans (les années incomplètes sont proratisées).

Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et celle des 3 derniers mois, primes incluses au prorata. Comme pour un licenciement, une convention collective plus favorable prime sur ce minimum légal.

Exemple : 8 ans d’ancienneté et 2 200 € de salaire de référence → 2 200 × 1/4 × 8 = 4 400 € d’indemnité minimale. Le montant définitif reste négociable à la hausse entre les parties.
Base légale : article L1237-13 du Code du travail

L’indemnité de rupture conventionnelle bénéficie d’un régime social et fiscal avantageux, mais plafonné.

  • Impôt sur le revenu : exonérée dans la limite du montant légal ou conventionnel, si le salarié ne peut pas encore liquider sa retraite à taux plein ;
  • Cotisations sociales : exonérée jusqu’à 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), sous réserve de respecter les plafonds de calcul applicables ;
  • Au-delà de 10 PASS, l’indemnité est intégralement soumise à cotisations dès le premier euro.

Une contribution patronale reste due par l’employeur sur la part exonérée de cotisations. Si le salarié peut faire valoir ses droits à la retraite au moment de la rupture, l’indemnité perd son exonération d’impôt et devient imposable dès le premier euro.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr

Oui. La rupture conventionnelle est l’un des rares modes de rupture du CDI à l’initiative conjointe des parties qui ouvre droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), au même titre qu’un licenciement.

  • Le salarié doit justifier d’au moins 6 mois d’affiliation (130 jours ou 910 heures) au cours des 24 derniers mois ;
  • Il doit s’inscrire à France Travail et rechercher activement un emploi ;
  • Le versement débute après un délai d’attente de 7 jours, auquel s’ajoutent d’éventuels différés liés à l’indemnité de rupture perçue.

C’est cette conservation des droits au chômage — combinée à une indemnité garantie — qui distingue la rupture conventionnelle de la démission, laquelle n’ouvre droit à l’ARE que dans des cas limités (démission dite légitime).
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr

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