
L’Assistant IA Expert spécialisé en arrêt maladie et santé au travail
La santé au travail couvre à la fois les obligations de sécurité de l’employeur au quotidien et les règles applicables en cas d’arrêt de travail — maladie, accident du travail ou maladie professionnelle —, dont la loi encadre l’indemnisation et le suivi médical.
L’Assistant IA Expert vous aide à comprendre vos droits pendant un arrêt maladie ou un accident du travail, le calcul des indemnités journalières, les visites médicales obligatoires, l’inaptitude et le droit de retrait, etc.
Décrivez votre situation avec vos propres mots, sans jargon juridique, et l’Assistant IA Expert vous répond immédiatement, gratuitement et sans inscription.
Les questions fréquemment posées à l’Assistant IA Expert
La déclaration d’un accident du travail obéit à des délais stricts, à respecter par le salarié comme par l’employeur :
- Le salarié doit informer son employeur le jour même de l’accident ou, au plus tard, dans les 24 heures ;
- L’employeur doit ensuite déclarer l’accident à la CPAM dans les 48 heures (hors dimanches et jours fériés), par tout moyen conférant date certaine à sa réception ;
- La CPAM dispose de 30 jours francs pour se prononcer sur le caractère professionnel de l’accident, délai pouvant être porté à 3 mois en cas d’enquête ou de réserves motivées de l’employeur.
L’employeur peut émettre des réserves motivées sur le caractère professionnel de l’accident dans un délai de 10 jours francs à compter de la déclaration.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
Pendant un arrêt de travail, le salarié perçoit des indemnités journalières (IJ) versées par l’Assurance Maladie, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits (durée d’affiliation ou de cotisation minimale).
- Pour un arrêt maladie non professionnel : 50 % du salaire journalier de base, après un délai de carence de 3 jours (non indemnisés par la Sécurité sociale, sauf maintien de salaire par l’employeur) ;
- Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle : 60 % du salaire journalier de base pendant les 28 premiers jours, puis 80 % ensuite, sans délai de carence.
Le salaire journalier de base est calculé à partir des rémunérations des 3 mois précédant l’arrêt. Ce montant est souvent complété par l’employeur via le maintien de salaire.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
Trois régimes distincts couvrent les événements de santé liés au travail :
- Accident du travail : événement soudain survenu par le fait ou à l’occasion du travail, causant une lésion corporelle ou psychique ;
- Accident de trajet : accident survenu sur le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail (ou le lieu de restauration), sans détour ni interruption injustifiés ;
- Maladie professionnelle : maladie contractée du fait de l’exposition à un risque professionnel, reconnue si elle figure dans un tableau des maladies professionnelles ou après avis d’un comité spécialisé.
Ces trois qualifications ouvrent des droits renforcés par rapport à un arrêt maladie ordinaire : indemnisation plus favorable, absence de délai de carence, et protection accrue contre le licenciement.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
La subrogation est le mécanisme par lequel l’employeur, qui maintient tout ou partie du salaire pendant l’arrêt, perçoit directement les indemnités journalières de la Sécurité sociale à la place du salarié.
- Le salarié continue de percevoir un salaire habituel sur son bulletin de paie, sans rupture de revenu ;
- L’employeur se fait ensuite rembourser les IJ par la CPAM, dans la limite du maintien de salaire effectivement versé ;
- Le maintien de salaire est prévu, sous conditions d’ancienneté, par la loi (à partir d’1 an d’ancienneté, sans condition pour les AT/MP) ou par une convention collective plus favorable.
Sans subrogation, c’est le salarié qui perçoit directement les IJ de la CPAM, en plus du complément éventuel versé par l’employeur.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
Le mi-temps thérapeutique (ou temps partiel thérapeutique) permet à un salarié de reprendre son activité progressivement après un arrêt de travail, sur prescription du médecin traitant et accord du médecin du travail et de la CPAM.
- Il vise soit à favoriser la guérison, soit à permettre une réadaptation au poste de travail ;
- Le salarié perçoit un salaire proratisé de l’employeur, complété par des indemnités journalières versées par la CPAM ;
- Il n’existe pas de durée maximale légale : la durée est fixée par le médecin, renouvelable selon l’évolution de l’état de santé.
L’employeur n’est pas tenu d’accepter un mi-temps thérapeutique s’il ne dispose pas d’un poste compatible, mais un refus doit être motivé et peut conduire à une visite auprès du médecin du travail.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
L’inaptitude au travail est constatée exclusivement par le médecin du travail, lorsque l’état de santé du salarié devient incompatible avec son poste. Elle déclenche une obligation de reclassement à la charge de l’employeur.
- L’employeur doit rechercher un poste adapté, en tenant compte des préconisations du médecin du travail (y compris, si possible, en télétravail) ;
- Il dispose d’un délai d’un mois à compter de l’avis d’inaptitude pour reclasser ou licencier le salarié, faute de quoi il doit reprendre le versement du salaire ;
- Si le reclassement est impossible ou refusé par le salarié, un licenciement pour inaptitude peut être engagé, avec une indemnité au moins égale à l’indemnité légale de licenciement.
L’employeur doit prouver qu’il a réellement recherché un reclassement ; à défaut, le licenciement peut être jugé sans cause réelle et sérieuse.
Base légale : articles L1226-2 à L1226-4-3 du Code du travail
Le suivi médical d’un salarié comporte plusieurs rendez-vous obligatoires au cours de sa carrière :
- Visite d’information et de prévention (VIP) à l’embauche : dans les 3 mois suivant la prise de poste (avant l’embauche pour les mineurs et travailleurs de nuit), renouvelée au maximum tous les 5 ans ;
- Suivi individuel renforcé (SIR) pour les postes à risque (amiante, CMR, travail de nuit…) : visite avant l’embauche, renouvelée tous les 4 ans maximum (2 ans pour l’amiante) ;
- Visite de reprise : obligatoire après 30 jours d’arrêt pour maladie ou accident non professionnel, ou après tout arrêt lié à un AT/MP ou un congé maternité.
Le non-respect de ces obligations expose l’employeur à une contravention de 5ᵉ classe (1 500 €, 3 000 € en cas de récidive) et à un risque de faute inexcusable en cas d’accident.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
L’employeur est tenu à une obligation de sécurité envers ses salariés : il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer leur sécurité et protéger leur santé physique et mentale.
- Rédiger et mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ;
- Mettre en œuvre des actions de prévention des risques professionnels, y compris psychosociaux ;
- Organiser l’information et la formation des salariés à la sécurité ;
- Adapter l’organisation du travail et les postes en fonction de l’évolution des circonstances.
Le manquement à cette obligation peut engager la responsabilité de l’employeur, notamment en cas de faute inexcusable reconnue après un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Base légale : article L4121-1 du Code du travail
Le droit de retrait permet à un salarié de se retirer d’une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.
- Un danger grave est susceptible de provoquer un accident ou une maladie entraînant la mort ou une incapacité prolongée ;
- Un danger imminent est susceptible de se réaliser brutalement, dans un délai proche ;
- Le salarié doit alerter immédiatement son employeur, par tout moyen, avant ou en se retirant.
Exercé de bonne foi, le droit de retrait ne peut donner lieu à aucune sanction ni retenue de salaire, même si le danger s’avère finalement moins grave qu’anticipé.
Base légale : Fiche officielle Service-Public.fr
Le harcèlement moral se caractérise par des agissements répétés dégradant les conditions de travail, susceptibles de porter atteinte aux droits, à la dignité, à la santé physique ou mentale du salarié, ou de compromettre son avenir professionnel. Le harcèlement sexuel vise des propos ou comportements à connotation sexuelle répétés, ou toute pression grave, même non répétée, dans le but d’obtenir un acte de nature sexuelle.
- Alerter l’employeur, les représentants du personnel (CSE) ou le référent harcèlement de l’entreprise ;
- Saisir la médecine du travail, qui peut orienter et proposer des aménagements ;
- Déposer plainte ou saisir le conseil de prud’hommes ; la charge de la preuve est allégée pour le salarié, qui doit seulement présenter des éléments laissant supposer l’existence d’un harcèlement.
L’employeur, informé de faits de harcèlement, a l’obligation de mener une enquête et de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser les agissements, sous peine d’engager sa propre responsabilité.
Base légale : articles L1152-1 et L1153-1 du Code du travail







